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Stage Collectif France - juillet 2026
Un nouveau stage du Collectif France a eu lieu du 1er au 5 juillet 2026 à Cergy-Pontoise. Pour la première fois, la patinoire fédérale, l’Aren’Ice, accueille l’un de nos rassemblements.
Il arrive après un mois de repos, à la suite des finales du championnat de France à Poitiers, où nous avons terminé deuxièmes avec l’entente de Tours face à Cholet, et de la Coupe de France 3x3 à Cergy, où nous avons terminé 7ème avec notre jeune et pétillante équipe de Rennes.

La sélection
Bien qu’informés depuis quelque temps des dates et du lieu de ce rassemblement, c’est encore tardivement que la convocation officielle est arrivée dans nos boîtes mail. De fait, et vu la période estivale, quelques absents notables sont à déplorer pour ce rassemblement qui lance la saison 2026-27. C’est aussi l’occasion de voir apparaître de nouvelles têtes, aussi bien dans le staff, où des coachs de club sont invités, que du côté des joueurs : des joueurs avec quelques saisons en poche, Jocelyn de Cholet et Thomas, gardien de Cléon. Et enfin des sportifs de La Relève, le programme de détection lancé par le CPSF, Quentin et Maximilien.
L’accueil a lieu le mercredi soir à 18h et commence par le check-in à l’hôtel B&B juste au pied de la patinoire, puis par un meeting dans le vestiaire des équipes de France. Les repas auront lieu à l’Agora, puisque la cafétéria habituelle n’est pas adaptée aux non-marchants.

Un beau programme
Comme d’habitude, David Lemetais, le coach de l’équipe de France, commence par les étoiles dans les yeux. De beaux projets internationaux. Olomouc, en Tchéquie, était annoncé depuis quelque temps déjà : le tournoi, qui aura lieu du 27 août au 1er septembre, est confirmé pour le Collectif. Ce sera ma quatrième fois si je suis sélectionné. J’adore ce tournoi. La Tchéquie est vraiment un pays de hockey. La patinoire semble rustique, mais elle est imprégnée de l’esprit hockey. Les Tchèques sont réservés mais très gentils. Et ils imposent un grand respect sur la glace. Un stage dans le sud de la France avec une autre équipe européenne est à l’étude.
Et cerise sur le gâteau : en 2025, à la suite de notre débâcle à Astana, nous avons été rétrogradés en poule C, et nos championnats du monde devaient avoir lieu en 2027. Les championnats du monde 2025 n’ont pas eu lieu : la WPIH n’a pas trouvé de lieu et de moment pour les organiser. L’année 2026 étant olympique, aucun championnat du monde n’a lieu normalement. Mais un pays avec un nouveau programme s’est porté candidat pour organiser ces championnats en retard : le Mexique. Cette compétition aura une saveur particulière, car elle marque le retour des Russes ! L’Autriche et l’Australie participeront. Une sélection de joueurs d’Amérique du Sud vivra sa première compétition internationale. Et enfin et surtout : le Royaume-Uni et la Thaïlande passent leur tour. Ce qui nous offre une place !
C’est vraiment une très belle opportunité ! Nous gagnons une expérience de plus en compétition internationale, et ce, un an plus tôt que prévu. Sur un planning qui nous emmène vers les Jeux Paralympiques dans 4 ans, c’est un pas de géant. Si nous pouvons remonter en poule B dès 2027, notre ardoise du Kazakhstan sera en quelque sorte effacée. Mais il y aura les Russes sur notre chemin. Et cette perspective m’excite au plus haut point ! Lorsque vous aimez le sport et les sportifs, affronter les Russes a une saveur très particulière. La Russie est le pays que nous connaissons tous à travers l’actualité. Mais c’est aussi une grande nation de sport. La performance et les sacrifices y sont poussés à leur paroxysme, parfois jusqu’à l’excès, mais dans un seul but : gagner. De plus, je suis de la génération post-Guerre froide. J’ai baigné dans une culture cinématographique très manichéenne où les russes n’ont souvent pas le bon rôle. Depuis cette annonce, la BO de Rocky IV chantonne dans ma tête et ma motivation est décuplée. Sans doute ce qui m’aide actuellement dans la qualité de ma diététique.

Au travail
Le jeudi 2 juillet commence par les tests physiques. Pour ceux qui en ont la possibilité. Les résultats sont stables pour moi. En progrès encore pour le développé couché.
Le stage ayant lieu à la maison et en région parisienne, les instances en profitent pour passer nous voir et alimenter leurs banques d’images et d’informations sur nous.
Une heure de glace ponctue la fin d’après-midi. Elle fait du bien. Nombre d’entre nous ne sont pas montés depuis les finales du championnat de France.
Vendredi 3 juillet est chargé. Réveil à 7h, coucher à 22h. Tests sur glace le matin. Stables également, voire une bonne amélioration sur l’aérobie. Pendant 3 minutes, nous devons faire des tours de patinoire le plus vite possible. Une récupération active de 3 minutes s’ensuit. Et nous reproduisons ce circuit 4 fois. 6,5 tours, 6, 6, 5,5. J’ai augmenté mon total de 1,5 tour. Un exercice de slalom et un sprint complètent ces tests. Nous les faisons généralement une fois par an.
Samedi 4 juillet est un peu chamboulé. Une panne de compresseur a dégelé la petite glace de Cergy et nous prive de notre créneau du matin. Nous le remplaçons par une séance de musculation en mode circuit. Nous enchaînons avec des mises en situation sous un beau soleil, le créneau de l’après-midi étant simplement retardé afin d’avoir une bonne glace.
Dimanche et dernier jour, un dernier créneau de glace nous permet de faire des matchs et des situations de jeu.
Toutes ces journées sont ponctuées de meetings avec le coach principal, Alisson notre coach défense, Anne-Lise notre coach mentale, et d’entretiens individuels. Les journées sont chargées et passent vite.
Nous avons pu profiter de la belle structure fédérale et notamment de ses outils de récupération. Des bains d’eau froide et d’eau chaude équipent la salle de soin de la patinoire. Je dois avouer que j’ai adoré. Dans un premier temps, c’est tonifiant ; dans un second temps, j’ai enchaîné ma semaine de travail avec beaucoup moins de fatigue physique et mentale que lors des stages précédents.

Bilan
Le groupe vit bien ! Le niveau global augmente mais est toujours lesté par un manque de fond de banc. Le niveau physique obtenu par le travail personnel est souvent le point faible. La motivation est toujours exceptionnelle lors de ces rassemblements mais faire partie du Collectif n’est pas du tout la ligne d’arrivée. C’est la ligne de départ pour le travail personnel en salle, en piscine, dans son garage, dans son club et dans sa tête.
Je suis venu à ce stage afin de démarrer ma saison 2026-27 et j’en repars surmotivé grâce aux perspectives à venir. Mon été sera ponctué par des temps de glace à Angers le 2 août avec tous les hockeyeurs motivés du grand ouest, et le 19 avec des joueurs du Collectif. Et mes congés et l’arrêt des activités de mes enfants m’offrent plus de temps pour bosser mon foncier physique.
La convocation pour Olomouc vient de tomber : hâte d’affronter les Italiens de South Tyrol, les Kazakhs, les Autrichiens, les Finlandais et bien sûr les Tchèques.
